Dimanche 31 mai 2009

Interview de Pierre Mauroy : «Contre la faiblesse congénitale du capitalisme, vive la social-démocratie !» Sur la crise et le congrès du PS, Pierre Mauroy, Premier ministre de François Mitterrand de 1981 à 1984, dit ses quatre vérités.

Propos recueillis par Michel Revol pour LE POINT.
 

Le Point : Les social-démocraties n’ont pas su prévenir la crise. Est-ce la fin du modèle social-démocrate ?

Pierre Mauroy : Non, à l’évidence. La longue histoire du socialisme est loin d’être terminée. Votre question me fait penser au livre de Fukuyama, ce chercheur américain qui prédisait la « fin de l’Histoire » après la chute du mur de Berlin. C’est vrai, le socialisme a connu une succession de crises : l’émergence du communisme après la première guerre, la montée des fascismes ou l’essor de la mondialisation, qui a favorisé un capitalisme incontrôlé. Mais aucune crise n’a fait disparaître le socialisme démocratique. Il a même toujours resurgi !

 

Mais les social-démocraties sont plutôt mal en point en Europe...

La question de la crise de la social-démocratie est posée de façon récurrente depuis quelques années, en France et en Europe. C’est une crise d’identité, liée notamment aux difficultés de l’Etat-providence. Mais, à mes yeux, la crise actuelle du capitalisme est encore plus grande ! L’arrogance et le cynisme de certains grands patrons, notamment des banquiers, en sont les manifestations les plus spectaculaires et les plus inacceptables. Cette crise financière a mis en lumière la faiblesse congénitale du capitalisme : le marché ne peut se réguler lui-même. Il crée tantôt la prospérité, tantôt le désordre. Il est comme un avion sans pilote !

 

La social-démocratie peut devenir ce pilote ?

Oui. La crise financière devrait marquer le retour de la social-démocratie, car elle remet ses principes et ses valeurs dans le sens de l’Histoire. Regardez ce que font les tenants du libéralisme le plus débridé, aux Etats-Unis mais aussi en Europe : ils redécouvrent le rôle de l’Etat et de la puissance publique pour sauver les banques !

 

Que peuvent faire les sociaux-démocrates ?

Ils doivent réagir. Au fond, cette crise était annoncée depuis des années. En 1981, j’avais limité la rémunération des patrons des groupes nationalisés. Je me souviens qu’ils n’avaient pas trop aimé ! Mais tout cela a volé en éclats. Nous nous trouvons aujourd’hui face à une arrogance patronale qui s’exprime par les privilèges que s’octroient certains dirigeants de société. Les parachutes dorés, c’est le comble du comble, particulièrement lorsque les entreprises sont confrontées à la détresse des fermetures ou des délocalisations.

 

Vous avez des solutions ?

Il faut des Casques bleus pour l’économie ! Je souhaite la mise en place progressive d’une gouvernance économique européenne-et si possible mondiale-qui puisse généraliser les modes de régulation, assortie de moyens d’intervention efficaces pour mettre bon ordre sur les marchés. C’est un vaste programme, mais l’Onu, malgré ses imperfections, a montré sa capacité à réduire les conflits et à maintenir la paix. Le monde a besoin d’une haute autorité dotée d’outils nouveaux pour mieux maîtriser l’économie. Ne rêvons pas, il faudra du temps et une farouche volonté. Le FMI, sous la conduite de Dominique Strauss-Kahn, doit élargir ses compétences et agir pour éviter le pire. Déjà, en urgence, les Etats devraient prendre des mesures pour limiter les stock-options et les parachutes dorés et s’attaquer aux paradis fiscaux qui favorisent des pratiques mafieuses. Chacun doit être placé devant ses responsabilités. C’est aussi le moyen de rétablir la confiance.

Le retour de l’Etat doit vous faire plaisir, vous qui aviez nationalisé en 1981 ! De grâce, ne mélangeons pas ici les époques ni les genres ! La crise actuelle a et aura des conséquences qui pourraient être désastreuses. Elle est financière mais déjà économique et, bien sûr, très bientôt sociale. Elle est d’abord une crise du capitalisme et de sa version plus moderne, le libéralisme. Les Etats sont intervenus rapidement et massivement, en particulier les Etats-Unis, l’Union européenne, la Grande-Bretagne, en apportant des liquidités et d’énormes garanties qui appellent des contreparties et une politique d’encadrement beaucoup plus sévère.

 

Pensez-vous que les motions socialistes qui préfigurent le congrès de Reims prennent assez en compte la crise ?

La crise était latente mais elle a éclaté alors que ces motions étaient déjà rédigées. Face à cette nouvelle donne, le congrès devrait aller plus loin et prendre une orientation plus ancrée à gauche.

 

Le PS vous semble-t-il en état de réfléchir sereinement ?

Je vous ferai observer qu’en France on aime le PS parce qu’il est le parti le plus démocratique. Mais, chaque fois qu’il entre dans les phases imposées par la démocratie, comme celle d’un congrès aujourd’hui, on se dit : qu’est-ce qu’il lui prend ? Chacun doit comprendre que la démocratie a ses exigences. Dans la phase de congrès, il y a nécessairement des discussions et des tensions. Ne jetons pas la pierre aux socialistes, bien au contraire ! Attendons l’adoption d’une orientation et la mise en place d’une nouvelle direction autour d’un premier secrétaire.

 

Qui a votre préférence pour diriger le Parti socialiste ?

Martine Aubry. Je l’ai connue lorsque j’étais Premier ministre. Sa ligne de conduite à gauche n’a jamais varié. Je l’avais choisie pour me succéder à Lille ; elle s’y est imposée, de même qu’à la présidence de Lille-Métropole. Ses qualités d’intelligence et d’intuition sont reconnues. Son ardeur est évidente.

 

Et si Martine Aubry n’est pas en position d’être premier secrétaire ?

La jonction de notre motion et de celle du maire de Paris me paraît naturelle. Mais je n’exclus pas d’autres motions. Les temps seront rudes, il faudra pour le parti un large rassemblement, de la cohésion et de la discipline.

 

Quelles sont vos figures historiques ?

Je suis un enfant de la guerre qui a grandi dans le monde clos de l’Occupation, avec le recours permanent à la grande bibliothèque de l’école de mon père. J’avais une prédilection pour la mythologie grecque et romaine, la Révolution française de 1789 et ses figures légendaires : Carnot, Robespierre, Condorcet. Je lisais aussi les écrits des savants et les poètes de la révolution de 1848, avec Lamartine particulièrement. Mon Panthéon est aussi peuplé des personnages illustres du socialisme : Flora Tristan, Louise Michel, Jaurès, Blum, Léo Lagrange...

 

Et parmi les contemporains ?

A part Charles de Gaulle, le héros légendaire de la Libération, ceux que j’ai connus, fréquentés et admirés dans mes responsabilités politiques : François Mitterrand, Willy Brandt, Mikhaïl Gorbatchev et Nelson Mandela.

 

Vos ouvrages de référence ?

« Les conquérants », de Malraux, « L’étranger » et toute l’oeuvre de Camus, les romans de Maxence Van der Meersch aujourd’hui trop oublié : « La maison dans la dune », « L’empreinte de Dieu », « Quand les sirènes se taisent ». Je voudrais aussi citer bien des poètes, dont celui qui s’impose pour moi, Rimbaud.

 

Qu’est-ce qui vous rend heureux ?

C’est de porter mes idées pour un monde meilleur, de participer à la métamorphose de ma ville et de rester fidèle à mes amis.

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Dimanche 31 mai 2009
Je vais voter parce que je ne veux pas que les autres décident pour moi... Mon vote sera socialiste, mais quel que soit le résultat, je serai déçu. Déçu parce qu'une fois encore, on a parlé de l'Europe que pendant une semaine et que dès que le scrutin sera terminé, on s'empressera de cesser d'en parler, qu'on tournera la page et qu'on laissera les quelques sept cents députés européens faire ce qu'ils souhaitent à Strasbourg pour ne relayer que les scandales comme la directive Bolkestein...

Mais si tout le monde va voter... Alors on dira : l'Europe est une grande idée. Et on s'empressera d'en parler !

 

 



Alors tous en selle, derrière Harlem Désir, le 7 juin prochain ! 
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Vendredi 15 mai 2009
SOUVENIR D'UN RASSEMBLEMENT DE CAMPAGNE
Mercredi 13 mai 2009

 



Une délégation herblaysienne importante au cirque d'hiver...

 

 

...qui a rejoint les camarades du Val-d'Oise.
 




Plein succès pour ce rassemblement à moins d'un mois

des élections européennes.
 



La section de Cergy ne manque jamais à l'appel

de l'Europe.

 



Ambiance chaleureuse et concertation sur les bancs,

ici Daniel Vaillant avec Robert Badinter.

 



Et le MJS met l'ambiance... sous les étoiles exactement !

Son slogan : "l'Europe à gauche, c'est maintenant".
 




Jean-Christophe Cambadélis prend le micro

pour l'introduction.

 



Jean-Christophe Cambadélis : "L’air est saturé

d’anti-Sarkozysme".
 




Jean-Christophe Cambadélis revient sur les propositions

du PSE, chaleureusement applaudi par Harlem Désir,

tête de liste en Île-de-France.

 



Marylise Lebranchu, ancien garde des Sceaux.

 



Bertrand Delanoë s'est voulu optimiste : 

"Ne ménageons rien, soyons partout".

"C'est souvent dans l'épreuve que les socialistes

se réveillent."
 



Des personnalités de la société civile ont été invitées

à la tribune, comme ici une directrice à la recherche.

 



...Un président d'université...
 



"Le 7 juin, je ne m'abstiens pas, le 7 juin je place

la liste de droite à ma droite, au fond de la poubelle",

a assuré un représentant CGT de l'usine

Magnetto Automotive d'Aulnay-sous-Bois,

sous-traitant de PSA...

 



Le représentant syndical CFDT de Faurécia...
 




"N'ayez pas peur ! Il y a un vote de conviction,

un vote utile, c'est le vote socialiste (...)

Le 7 juin, c'est un vote de résistance, un vote de lucidité",

a affirmé Jean-Paul Huchon.

 



Harlem Désir, tête de liste en Ile-de-France,

a ironisé sur l'UMP: "Leur bilan est tellement déplorable,

leur programme tellement dangereux,

leur listes tellement peu convaincantes

que même Bernard Kouchner vote à reculons !".

Il a affirmé que "le seul vote qui permet de faire avancer

cette nouvelle Europe, cette Europe sociale,

est le vote socialiste".

 



Monique Saliou, candidate sur la liste Ile-de-France, évoque

sa passion même pour l’Europe et les questions

internationales, forte de son parcours militant,

et son engagement aux côtés de Ségolène Royal.

L'enthousiasme à la réalisation de ce… désir d’avenir

qu’incarne fortement l’Europe.
 



Benoît Hamon, au sujet d'Harlem Désir : "A ses côtés,

comme aux côtés de Martine, quand nous sommes rassemblés,

unis, nous sommes i-rré-sis-tibles".

 



Une député europénne expérimentée, Pervenche Bérès,

présidente de la commission des affaires économiques

et monétaires du Parlement européen,

en deuxième position en Île-de-France !

 



Autre personnalité remarquée, le maire de Lisbonne Antonio Costa.


 


La conclusion de Martine sur la nécessité de se mobiliser...



...avant la traditionnelle distribution de roses.

 



Et toujours l'enthousiasme de plus de 2 000 militants !


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Lundi 16 février 2009
Ambiance chaleureuse à Herblay, le 23 janvier 2009, pour la traditionnelle galette du PS d'Herblay. Didier Matrat, Olivier Dalmont et Jean-Pierre Lechalard étaient entourés des camarades de la section et de nombreux sympathisants. 


 
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Lundi 9 février 2009

Le RASED, l'aide personnalisée, les nouveaux programmes, la maternelle, la réforme du lycée, les rythmes scolaires… Autant de sujets qui sont au centre du débat actuel…

Le Parti socialiste d'Herblay organise un débat conférence, le Jeudi 12 février, à 20H30, à Herblay, dans la salle du Conseil municipal, sur « L'avenir de l'Ecole publique ».

Interviendront à cette conférence des organisations syndicales du milieu enseignant et des associations de représentants de parents d'élèves, en présence de Gérard Sebaoun, vice-président du Conseil général du Val d’Oise, en charge de l'Education et de la Jeunesse.

Suivront un débat avec le public et un pot amical.

 

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Jeudi 5 février 2009
Les militants de la section d'Herblay ont répondu présents aux deux appels nationaux lancé par le PS, les samedis 10 et 24 janvier 2009.
L'opération consistait à faire signer les pétitions organisées par un collectif nombreux devant les bâtiments de La Poste.
L'objet de ces opérations est de sensibiliser la population au rôle de service public de La Poste. Elle ne doit pas être privatisée sur son métier pricipal : la distribution du courrier aux particuliers. Mais doit bien assurer la continuité des service annexes commes les mandats, la vente des timbres, la livraison des petits colis. Message entendu à Herblay.
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Lundi 26 janvier 2009

La nouvelle conseillère générale, Anita Bernier, élue ce printemps, a présenté ses voeux le samedi 24 janvier, à l'Espace Picasso. Dans cette salle de Montigny-lès-Cormeilles, était représentée la section PS d'Herblay, avec Didier Matrat, secrétaire de section. Il a trouvé l'atmosphère très sympathique. Ce jour-là, on a pu également remarquer la présence des représentants de la communauté de Communes : Yannick Boëdec, maire de Cormeilles-en-Parisis, Maurice Chevigny, maire de La Frette-sur-Seine, Robert Hue, maire de Montigny-lès-Cormeilles, et son épouse... Le colonel Delannoy représentait le corps des sapeurs-pompiers du Val-d'Oise. Anita Bernier a souligné la présence de Gérard Sebaoun et Alain Leikine qui représentaient le Conseil général. Pour le PS, Dominique Feau, secrétaire de section à Montigny-les-Cormeilles, Michel Mellier, secrétaire de section à Montigny-lès-Cormeilles, ont également répondu à l'invitation, entourés de nombreux militants, conseillers municipaux et communautaires...
Tous ont écouté Anita Bernier qui a notamment souligné que "Asphyxier les collectivités, c’est appauvrir les Français. C’est porter atteinte à leur pouvoir d’achat, aux services publics locaux et au droit à un environnement de qualité."

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Dimanche 4 janvier 2009

La Section socialiste d’Herblay est heureuse d’annoncer l’élection d’un nouveau secrétaire, Didier Matrat. Les premiers mots de celui-ci ont été pour le tandem sortant : « Je tiens à remercier les membres du Bureau précédent, Olivier Dalmont et Sophie Darrigade, pour la qualité et la persévérance du travail qu’ils ont pu accomplir. »

 

La nouvelle équipe à la tête de la section adresse un signe fort à l’ensemble des Herblaysiens, des socialistes et des sympathisants de gauche. Elle reprend le travail entrepris sur l’ensemble des dossiers locaux et les problématiques nationales. A Herblay comme partout en France, le PS est en ordre de marche. Il fera paraître son programme dès la fin janvier 2009 afin de proposer une alternative à la politique actuelle du gouvernement de Nicolas Sarkozy.

 

« Notre campagne interne est finie, et n’en déplaise aux prismes déformants des médias soumis aux focales de la droite, je suis fier d’appartenir au PS et encore plus motivé que jamais pour défendre et porter nos valeurs fondatrices », souligne Didier Matrat. Et le nouveau secrétaire de section de préciser que « les Herblaysiens comme les Français d’ailleurs, sont motivés par les grandes questions qui donnent du sens à leur vie, localement, aux niveaux municipal et national. »

 

Quatre mots-clés résument l’action et les thèmes qu’il veut porter dans sa section : démocratie, égalité et parité, partage.

 

Pour illustrer ces valeurs, il ajoute trois remarques :

 

1. Transparence

« Nous avons prouvé que notre système démocratique est transparent et que notre structure est suffisamment forte pour transcender les conflits et les courants. Que la droite fasse preuve d’une même transparence et d’un même choix démocratique de son président et elle pourra critiquer ! »

 

2. Défense de la parité

« Nous avons prouvé que la parité n’est pas un festival d’apparat, mais, les militants ont promu deux femmes candidates au poste suprême du parti. Que la droite fasse preuve d’une même égalité des chances et elle pourra critiquer ! »

 

3. Présence

« Aux électeurs qui nous disent : « Nous vous voyons que pour les élections ! ». Je souhaiterais répondre : «Durant les campagnes, nous disposons d’un budget, et donc de moyens alors qu’en dehors de celles-ci nos moyens sont limités ». En conséquence, je m’adresse à toutes celles et à tous ceux qui veulent que les choses changent et qui refusent que la politique actuelle de la droite soit une fatalité, aussi bien sur le plan national que municipal : « Venez nous rejoindre ! »

 

Et Didier Matrat de conclure : « Vous pourrez vous apercevoir que le socialisme est, finalement, quelque chose qui se vit de l’intérieur. Et, de l’extérieur, on ne peut y trouver que ce que l’on y investit. »

  

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Lundi 24 novembre 2008

Le 20 et le 21 novembre les militants socialistes d'Herblay étaient appelés à voter pour désigner le 1er secrétaire fédéral et le 1er secrétaire national. Les résultats sont les suivants :


Election du 1er secrétaire fédéral :


Domminique Lefebvre : 17 voix

Alain Assouline : 12 voix

Bulletin nul : 1


Election du 1er secrétaire national :


Martine Aubry : 15 voix

Ségolène Royal : 14 voix

Bulletin nul : 1

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Lundi 24 novembre 2008
Didier Matrat est le nouveau secrétaire de section du parti socialiste à Herblay, il a devancé son concurrent, Jean-François Dupland par 18 voix contre 13 lors du scrutin du 20 novembre.
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